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mardi 13 avril 2021

Le Sang et la guerre (Le Crépuscule des 5 Piliers T1) - L.A. Braun

 

 
Roman obtenu à l'occasion d'une opération Masse critique, je remercie donc Babelio et les éditions Livr'S. Je l'avoue, si j'ai choisi ce premier tome du Crépuscule des 5 Piliers, intitulé Le Sang et la guerre, c'est avant tout pour sa très jolie couverture. Ensuite parce que le roman avait déjà de bons commentaires sur les réseaux de lecture. Malheureusement je ne suis pas du même avis que la majorité des lecteurs de ce titre.

Héritière du duché familial, Lithana a grandi dans une cage dorée, loin des difficultés du vrai monde. En guerre contre les sorcières d'Akronia, sa mère, la duchesse d'Estaniel, consent à l'offrir en mariage pour mettre fin au conflit, en dépit de l'engagement sacré des fiançailles qui la lie à Augustus de Rossi. Les deux jeunes gens se voient alors privés d'un futur qu'ils avaient imaginé tout tracé.
Malgré ce geste de paix, de nombreuses questions demeurent. Quel rôle jouent les membres de la Sixte Pilastre ? Cette union constitue-t-elle le commencement d'un renouveau ou, au contraire, d'une chute vertigineuse ? La chute du peuple merinéen, de la religion pilariste, d'une terre à tout jamais perdue...

mercredi 7 avril 2021

Quitter les monts d'Automne - Emilie Querbalec

 

 
Quitter les monts d'Automne est un roman de SF, à la fois planet et space opera, en lice pour le Prix Imaginales des Bibliothécaires 2021. C'est d'ailleurs pour cette raison que je l'ai lu, car je ne me serais pas dirigée de moi-même vers ce livre, le résumé vendant un genre d'histoire qui ne m'attire pas spécialement.

Recueillie par sa grand-mère après la mort de ses parents, la jeune Kaori vit dans les monts d'Automne où elle se destine à être conteuse. Sur Tasai, comme partout dans les mondes du Flux, l'écriture est interdite. Seule la tradition du "Dit" fait vivre la mémoire de l'humanité. Mais le Dit se refuse à Kaori et la jeune fille se voit dirigée vers une carrière de danseuse.
Lorsque sa grand-mère meurt, Kaori hérite d'un rouleau de calligraphie, objet tabou par excellence, dont la seule détention pourrait lui valoir une condamnation à mort. Pour percer les secrets de cet objet, mais aussi le mystère qui entoure la disparition de ses parents, elle devra quitter les monts d'Automne et rejoindre la capitale.
Sa quête de vérité la mènera encore plus loin, très loin de chez elle.
Débutant comme un roman initiatique d'inspiration japonaise, Quitter les monts d'Automne s'impose vite comme un récit d'aventure qui frappe d'abord par sa beauté et sa poésie, puis par sa cruauté et son érotisme subtil. 

jeudi 1 avril 2021

Le Chant des Cavalières - Jeanne Mariem Corrèze #PLIB2021

 

 
Le Chant des Cavalières est un roman de fantasy one-shot en lice pour le Prix Imaginales des Bibliothécaires 2021. Il était également dans la sélection du PLIB 2021, mais n'a pas été choisi pour faire partie des cinq finalistes. Ce qui me convient tout à fait, car j'ai été plutôt déçue par cette lecture dont le résumé promettait pourtant un récit entraînant.

Un royaume divisé, instable, des forces luttant pour le pouvoir. Un Ordre de femmes chevauchant des dragons. Des matriarches, des cavalières, des écuyères et, parmi elles, Sophie, qui attend. Le premier sang, le premier vol ; son amante, son moment ; des réponses à ses questions. Pour trouver sa place, elle devra louvoyer entre les intrigues de la cour et de son Ordre, affronter ses peurs et ses doutes, choisir son propre destin, devenir qui elle est vraiment.

mercredi 10 mars 2021

La Cour des Ténèbres (Vampyria T1) - Victor Dixen #PLIB2021

 

 
Je pensais n'avoir jamais lu de Victor Dixen, en fait je me suis trompée : il y a des années, j'avais lu le premier tome de la série Animale, et je me souviens vaguement avoir été exaspérée par l'héroïne et m'être bien ennuyée durant ma lecture. Comme le livre ne m'avait pas convaincue, je n'avais pas retenu le nom de l'auteur. Au moment de commencer ce premier tome de Vampyria, j'ai décidé de mettre de côté tout éventuel a priori, d'autant plus que le résumé me donnait vraiment envie de découvrir cette sorte de fantasy uchronique qui m'avait l'air tout à fait originale. C'est donc avec un bon enthousiasme que j'ai entamé ma lecture, mais j'ai assez vite déchanté.
 
Bon, le contexte historique du récit se résume plutôt aisément : au XVIIIe siècle, alors qu'il était sur le point de mourir, Louis XIV, dit le Roi-Soleil, s'est transformé en vampyre, se faisant ainsi appeler le Roy des Ténèbres. C'est le monde entier qui a alors changé, tous les dirigeants des autres royaumes et empires ayant également voulu obtenir la vie éternelle. Aujourd'hui, le monde tel que nous le connaissons n'existe pas, car il est resté figé sur cette ancienne époque : la médecine n'a guère progressé (la théorie des fluides influençant les humeurs est par exemple toujours d'actualité), tout comme la technologie (on voyage toujours à cheval ou en carrosse, les téléphones n'existent pas, etc.), la société est toujours celle des monarchies du XVIIIe siècle sauf qu'on y a ajouté des règles spéciales pour les vampyres, qui représentent à présent le haut du panier.

mardi 9 mars 2021

PLIB 2021 - Les finalistes


 
Le résultat des votes pour les 5 finalistes est tombé :
- La Princesse au visage de nuit de David Bry
- Rocaille de Pauline Sidre
- Rouge de Pascaline Nolot
- Steam Sailors T1 : L'Héliotrope de E.S. Green
- La Ville sans vent T1 d'Eléonore Devillepoix

Pour ma part je suis plutôt déçue par ce résultat.
Premièrement, parce qu'aucun des titres pour lesquels j'avais voté n'est dans les finalistes. J'avais voté pour trois romans que j'ai adorés (Les Aînés T1 de Serenya Howell ; Vaisseau d'Arcane T1 d'Adrien Tomas ; Les tribulations d'Esther Parmentier, sorcière stagiaire T1 de Maëlle Desard), et deux que je n'ai pas lus mais dont j'avais vu de bons avis et qui me tentaient pas mal (Ordo d'Anthony Combrexelles ; Sous les sabots des dieux de Céline Chevet).
Deuxièmement, parce que deux des cinq titres finalistes ne m'ont pas du tout convaincue après lecture (La Princesse au visage de nuit de David Bry ; Rocaille de Pauline Sidre).
Pour ce qui est des trois autres, je n'ai pas spécialement d'avis : je ne les ai pas lus et j'avais, de toute façon, l'intention de les lire. Donc à voir pour ceux-là, peut-être aurai-je un coup de cœur pour l'un d'entre eux, qui sait ?

Un résultat en demi-teinte pour moi, donc. Et vous, qu'en pensez-vous ?

mercredi 3 mars 2021

Cadavre haché - vampire fâché (Les tribulation d'Esther Parmentier, sorcière stagiaire T1) - Maëlle Desard #PLIB2021

 

 
Ce roman est juste excellent ! C'est le genre de livre qui, si tu prends le risque de le lire dans un lieu public, te fait passer pour une folle à te taper des barres toute seule. Et ça fait du bien !
Voici donc le premier tome des Tribulations d'Esther Parmentier, sorcière stagiaire, une série d'urban fantasy publiée par un éditeur jeunesse mais qui selon moi n'est pas à catégoriser dans une tranche d'âge spécifique, car elle peut être lue (et appréciée) autant par des ados que par des adultes.

J'aime bien le résumé éditeur, qui nous donne d'emblée le ton :
Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l'Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu'elle n'a pas plus de pouvoir qu'une allumette mouillée. Sa note sur l'échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d'un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l'Agence décide donc de l'embaucher comme stagiaire.

samedi 27 février 2021

Le Sanctuaire - Laurine Roux

 

 
De Laurine Roux, j'avais lu son premier roman, Une immense sensation de calme, dont j'avais aimé l'écriture poétique, l'ode à la nature, mais que j'avais cependant trouvé trop lent. Le Sanctuaire, son deuxième roman, me tentait pour cette idée de virus transmis par les oiseaux qui aurait quasiment détruit l'humanité. Je suis toujours curieuse quand un roman de littérature générale prend une base un peu fantastique ou SF. Et comme j'avais apprécié le style de l'autrice dans son précédent roman, je me suis lancée dans cette lecture. Et bien je n'aurais pas dû...

En gros, on suit la narratrice, Gemma, qui vit avec ses parents et sa grande-sœur au milieu des montagnes et des forêts, lieu qu'ils se sont appropriés et qu'ils nomment le Sanctuaire. Les raisons de cet exil nous sont données petit bout par petit bout, et l'on comprend à leur peur des oiseaux, qu'ils tuent dès qu'ils en voient un, que le danger vient d'eux, qu'un simple contact pourrait leur être mortel.
Gemma nous raconte donc son quotidien dans cet espace où la nature est reine, ses capacités de chasseuse, son besoin de rendre son père fier d'elle. En cela elle est le contraire de sa sœur, qui ne rêve que de partir, loin, voir le monde, retrouver l'insouciance d'autrefois. Car, contrairement à Gemma qui ne connaît que la vie d'après la catastrophe, June a vécu dans le monde d'avant, est allée à l'école avec d'autres enfants. Et c'est ce qui lui manque le plus : voir des personnes autres que sa famille. Pour June, le Sanctuaire est passé de refuge à prison.
Car seul le père a le droit de quitter le Sanctuaire, il est le seul à voir ce qu'est devenu le monde, à leur raconter de quelles abominations les hommes livrés à eux-mêmes sont capables. Et pour être sûr que ses filles appliquent bien les règles qu'il a lui-même édictées, il se montre particulièrement intransigeant, voire violent (les gifles viennent facilement, dès qu'on le contrarie). Quant à la mère, c'est une grande nostalgique qui ne cesse de raconter le monde d'avant. Elle est l'opposé de son mari, la douceur même, toujours à cajoler ses filles.