La collection "D'une seule voix" de Actes Sud fait partie de mes favorites (avec la collection "Ego" des éditions Talents hauts) dans la catégorie des romans courts pour ados. Même s'ils ne sont pas tous aussi bons, ils traitent généralement de sujets qui ne laissent pas indifférents. C'est le cas ici avec Une fille de... de Jo Witek, une lecture que j'ai beaucoup appréciée sur un sujet peu abordé, surtout en littérature jeunesse, et qui a pourtant une place importante dans l'ombre de notre société : la prostitution.
Une fille de..., c'est tout simplement l'histoire d'une fille de pute. Et non, ce n'est pas une insulte (même si on en a fait une dans sa version masculine, "fils de..."). Hanna, fille d'Olga, prostituée ukrainienne, nous raconte son enfance et son adolescence. Avant, quand elle était trop jeune pour comprendre ce que faisait sa mère. Et après. Le regard des autres quand ils savent, avec d'un côté la pitié et de l'autre le dégoût. Le jugement qui lui tombe dessus implacablement : elle sera forcément comme sa mère. La peur de se faire des amis qui se retourneraient contre elle en apprenant la vérité. La peur de s'attacher à un garçon, de tomber amoureuse, alors qu'elle n'a que pour seul exemple l'histoire de sa mère, voyant ainsi comme les hommes peuvent si bien tromper et si mal traiter les femmes.
Pour supporter tout ça, tous ces jugements, toutes ces questions, toutes ces peurs, Hanna a trouvé une solution : courir. Aller au-delà de ses limites, toujours plus loin, pour devenir plus forte et ne plus se faire piétiner par les autres.
Une fille de..., c'est tout simplement l'histoire d'une fille de pute. Et non, ce n'est pas une insulte (même si on en a fait une dans sa version masculine, "fils de..."). Hanna, fille d'Olga, prostituée ukrainienne, nous raconte son enfance et son adolescence. Avant, quand elle était trop jeune pour comprendre ce que faisait sa mère. Et après. Le regard des autres quand ils savent, avec d'un côté la pitié et de l'autre le dégoût. Le jugement qui lui tombe dessus implacablement : elle sera forcément comme sa mère. La peur de se faire des amis qui se retourneraient contre elle en apprenant la vérité. La peur de s'attacher à un garçon, de tomber amoureuse, alors qu'elle n'a que pour seul exemple l'histoire de sa mère, voyant ainsi comme les hommes peuvent si bien tromper et si mal traiter les femmes.
Pour supporter tout ça, tous ces jugements, toutes ces questions, toutes ces peurs, Hanna a trouvé une solution : courir. Aller au-delà de ses limites, toujours plus loin, pour devenir plus forte et ne plus se faire piétiner par les autres.

