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samedi 9 janvier 2021

Enfer ou paradis (La Reine des détestés T1) - Ena L.

 

 
Cela vous est déjà arrivé de vous retrouver devant un livre dont vous voyez clairement les défauts, qui vous fait parfois lever les yeux au ciel parce qu'il contient des éléments auxquels vous n'adhérez pas spécialement et que vous n'auriez pas tolérés dans un autre roman mais, vous ne savez pas pourquoi, dans celui-ci ça passe et vous ne pouvez pas vous empêcher de tourner les pages, tellement vous êtes happés par l'histoire ? Et bien c'est justement ce qu'il s'est passé pour moi avec ce roman.
Je vous présente donc Enfer ou paradis, premier tome de La Reine des détestés, série de science-fiction post-apocalyptique/dystopique particulièrement addictive.

L'histoire se déroule en 3548 et notre Terre a subi tellement de dégâts, à cause des guerres atomiques et du dérèglement climatique, qu'elle est devenue un lieu particulièrement hostile. Le seul territoire encore "habitable", qui correspond à notre Europe, est divisé en douze royaumes protégés des dangers de la nature par de hauts murs et des dômes. Les terres entre ces royaumes ne sont que de vaste territoires sauvages et hostiles.

mardi 5 janvier 2021

Les Larmes de Saël (Tome 1) - A.D. Martel

 

 
Les Larmes de Saël est une série de science-fiction post-apocalyptique/dystopique. Certains la classent également dans la fantasy, ce ne sera pas mon cas puisqu'elle ne valide aucun critère du genre : d'une part il ne s'agit pas d'un univers totalement inventé puisque l'histoire se déroule sur notre bonne vieille Terre mais qui a subi de sérieuses catastrophes dans un futur lointain ; d'autre part il n'y a aucune magie dans ce roman mais de la technologie. Alors oui la couverture laisse penser que, mais non. Ce n'est pas parce que des gens sont habillés avec des pagnes, ou que l'on parcourt de vastes terres sauvages, qu'on est dans de la fantasy. Et même si, une fois loin de la Cité, on a bien l'impression de se retrouver dans ce genre, techniquement ce n'en est pas. Mais peu importe, car ce qui compte au final, c'est d'en apprécier la lecture.
 
Bien longtemps après notre ère, la planète n'est plus du tout la même : les continents ont bougé, les pays et villes que nous connaissons ont disparu, la terre est devenu extrêmement aride à cause du manque d'eau, etc. Sauf à Ceylan, une immense cité prospère protégée par un dôme, où l'eau et la nourriture ne manquent jamais, où les gens vivent en toute sécurité, où une technologie avancée fait partie du quotidien. Il n'y a pas d'électricité, on prône l'écologie ici, aussi toutes les technologies sont-elles alimentées grâce à l'eau qui entoure et parcourt la Cité. Les habitants ont des bracelets multifonction qui leur permettent par exemple de communiquer entre eux (plus besoin de téléphone portable, d'ailleurs ça n'existe plus), ou encore de commander l'apparition de ponts, d'escaliers et moyens de locomotion (en gros c'est là mais ça se matérialise uniquement sur activation via le bracelet). Un super endroit pour vivre, donc. Mais c'est sans connaître ce qui se cache derrière le fonctionnement de la Cité...

mardi 17 novembre 2020

L'incivilité des fantômes - Rivers Solomon

 

 
L'incivilité des fantômes est le premier roman de Rivers Solomon, auteur transgenre qui se désigne par le pronom anglais "they" au singulier, ce qui pourrait être traduit en français par le pronom "iel" (contraction de "il" et "elle"), d'ailleurs utilisé par le traducteur. Cette particularité de l'auteur, nous la retrouvons fortement dans son roman, où la notion de genre est complètement chamboulée, parfois de manière un peu confuse. Ainsi, bien que j'ai été fortement intriguée par cette histoire, qui m'a somme toute plutôt bien plu, c'est surtout ce sentiment de confusion qui est resté une fois ma lecture terminée.
 
Si le résumé éditeur m'a donné envie de lire ce roman, au fur et à mesure de mon avancée dans l'histoire, j'en suis venue à le trouver assez peu représentatif. En même temps ce livre est, je trouve, plutôt difficile à résumer.
Alors, parlons déjà du contexte de cette histoire... Le Matilda est un immense vaisseau spatial à bord duquel voyage ce qu'il reste de l'humanité. Les choses ne sont jamais dites clairement, mais l'on devine, à travers divers contes et légendes narrés durant le récit, que la Terre n'était plus vivable, bien que nous n'en ayons pas la véritable raison. Cela fait tellement longtemps que le vaisseau navigue dans l'espace (environ trois siècles, il me semble) que plus personne ne se souvient de l'Histoire. Ainsi cet exode spatial vers une planète habitable s'est transformé en une sorte de quête religieuse : la Terre est nommée la Grande Maison de la Création, et le vaisseau est censé les conduire vers la Terre Promise, mais uniquement si tout le monde se comporte "bien". En gros le voyage serait une sorte d'épreuve, et si les humains gardent foi et moralité, alors ils parviendront à la ligne d'arrivée. Donc, pour être sûr que les gens se comportent correctement, et pour bien faire fonctionner le vaisseau en attendant la fin du voyage, une certaine organisation a été mise en place.

jeudi 5 novembre 2020

L'héritage du Rail (La Dernière Geste T2) - Morgan of Glencoe

 

 
L'héritage du Rail est le deuxième tome de La Dernière Geste, une série de fantasy qui mélange divers sous-genres tels que le steampunk, l'uchronie et la dystopie. Le premier tome, que j'avais adoré et qui a reçu le prix Elbakin 2020 dans la catégorie Romans francophones jeunesse, se terminait sur un épisode terriblement tragique. J'étais alors à la fois excitée et inquiète de découvrir ce que Morgan of Glencoe réservait à ses personnages dans cette suite, qui s'avère être une réussite.
 
Le roman débute directement après les événements qui marquaient la fin du premier tome, et c'est avec peine que nous nous remémorons le massacre des Rats, en particulier la mort de Sir Edward et de la jeune Selkie, Bran. Nekohaima Kenzô a attendu que le prince Louis-Philippe et sa troupe quittent les Égouts pour y pénétrer à son tour afin d'exécuter le Rat banni qui a trahi tous les siens, et se recueille à présent sur le cadavre de son meilleur ami. Yuri, "secourue" par le prince, se retrouve de nouveau enfermée dans sa cage dorée, effondrée de chagrin par la perte de ses amis dont elle se sent responsable. Mais la jeune princesse refuse d'avoir fait tout cela pour rien, hors de question de redevenir la jolie poupée qu'elle était autrefois. Elle monte alors un plan pour s'évader, encore mais cette fois-ci par ses propres moyens, et trouve refuge auprès des Fourmis de l'Orient-Express et de la Capitaine Trente-Chêne. Ce sera alors l'occasion pour elle de découvrir un autre mode de vie et peut-être de savoir enfin qui elle est vraiment.

mercredi 8 juillet 2020

Dans l'ombre de Paris (La Dernière Geste T1) - Morgan of Glencoe




Premier roman de la série La Dernière Geste, d'abord paru en auto-édition sous le titre Si loin du soleil puis réédité par ActuSF sous le label Naos, Dans l'ombre de Paris est une réussite et un bon coup de cœur pour moi. La première fois que j'ai vu la couverture, qui est magnifique et tout à fait représentative de l'histoire (vous en cernerez les détails après l'avoir lue), j'avais peur que ce soit un récit trop ancré dans la culture japonaise, avec des samouraïs, etc., ce qui ne m'attirait pas des masses (curieusement j'aime bien regarder des films sur ce sujet et lire des mangas, mais quand il s'agit de romans ça ne me donne pas envie). Mais une collègue l'a lu et me l'a fortement conseillé, donc j'ai tenté le coup et cela a été une excellente surprise.