Vita Nostra est le premier volet d'une trilogie articulée autour de la thématique de la métamorphose. De quel genre de métamorphose(s) parlons-nous exactement ? Pour comprendre celles abordées dans Vita Nostra, il vaut mieux le découvrir soi-même. En fait, pour comprendre pleinement tout ce dont je parlerai dans ma chronique, lire le livre soi-même est la seule solution. Car ce roman met en avant des concepts vraiment très particuliers, mais fort intrigants. Personnellement, je ne suis pas sûre d'avoir bien tout assimilé. Cela ne m'a cependant pas empêchée d'apprécier ma lecture, bien que les débuts aient été quelque peu... périlleux. J'avoue m'être sérieusement demandée si je n'allais pas détester ou, pire, abandonner. Heureusement j'ai tenu bon, et je n'ai pas été déçue.
L'histoire se déroule en Russie. Alexandra Samokhina (ou Sacha), seize ans, vit seule avec sa mère avec laquelle elle est très proche. Durant leurs vacances en bord de mer, sa mère fait la rencontre d'un homme, Valentin, avec lequel elle va commencer à nouer une relation plus qu'amicale. De son côté, Sacha remarque la présence constante d'un homme portant des lunettes noires qui ne cesse de l'observer. Effrayée, la jeune fille fait tout pour l'éviter, en vain. Il finit un jour par l'aborder, énonçant des propos pour le moins étranges, et lui demande (ou plutôt ordonne) d'effectuer un rituel plutôt humiliant : aller nager nue dans la mer tous les matins avant le lever du soleil. Aucun refus ni manquement au rituel ne sera toléré, au risque de provoquer un événement plus ou moins grave. De peur que sa mère soit mise en danger, Sacha effectue la tâche exigée par ce Farit Kojennikov, vomissant d'étranges pièces de monnaie à chaque fois que sa tâche est accomplie.
De retour chez elle, Sacha pense être enfin débarrassée de cet homme mystérieux. Quelle n'est pas sa terreur lorsqu'elle se retrouve face à lui, qui lui demande d'accomplir un nouveau rituel tout aussi, voire plus, humiliant que le précédent.






